Sunday, July 25, 2010

En fête / Festival time

ENGLISH

Since the start of the summer, it’s been one long festival in Montreal. A large stretch of the city centre has been pedestrianised and transformed into the setting for multiple stages, fairground-style stalls, children's games, and beer tents aplenty. In the past few weeks, the city has greeted the International Jazz Festival, the FrancoFolies, the Fringe Festival, the Fireworks Fest, the Just for Laughs comedy festival, the Infringement Festival (?), the International Circus Festival, Montréal en Arts and Montréal Baroque. And that’s not to mention the bombastic celebrations of the National Festival of Quebec or the notably less fervent festivities of Canada Day.

Still to come in the upcoming weeks, we have the Dragon Boat Race Festival, the Montreal World Film Festival, the Fête Eco-Bio-Paysanne, Italian Week, the 18th century Public Market, the Matsuri Japon festival, and… the Montreal Highland Games!

Above all, the festivals are a celebration of Montreal’s bilingual culture. On a recent weekend, we attended a Francophone musical festival on the Friday (a good blast of 80s French pop, anyone?), and then took in an offbeat one-man show by an (Anglophone) New Yorker on the Saturday. The one exception to this celebration of dual cultures is the Journée Nationale du Québec or St. Jean’s Day, which is a stringently (some would say jingoistically) Francophone affair. Suffice to say that the fleur-de-lys flag of Quebec is waved with much vigour.

Only last year, uproar broke out when a Montreal-based Anglophone band was included in the line-up for the city’s St. Jean’s Day concert. After initially being ejected from the show, the band was finally allowed to take the stage and sing in English… which was not to the liking of everyone. Vive le Québec libre, as they say over here.

FRANCAIS

Depuis le début de l’été, les festivals s’enchaînent à Montréal. Une grande partie du centre ville est devenue une zone piétonne et accueille plusieurs grandes scènes, chapiteaux restauration, jeux d'enfants, et vendeurs de bières. Dans les dernières semaines, la ville a accueilli le Festival International de Jazz, les FrancoFolies, le Festival Fringe, l’International des feux d’artifices, le Festival Juste pour rire, le Festival Complètement Cirque, Montréal en Arts et Montréal Baroque. Et c’est sans compter les festivités pas mal chauvines de la Fête Nationale du Québec ou les célébrations bien moins ardentes de la Fête du Canada.

A venir dans les prochaines semaines, nous avons le Festival International de courses de Bateaux-dragons, la Fête Eco-Bio-Paysanne, la Semaine Italienne, le Marché Publique du 18ème siècle, le Festival Matsuri Japon, et… le Jeux de Highlands de Montréal !

Les festivals sont surtout une célébration de la culture bilingue de Montréal. Récemment, nous avons assisté un vendredi au FrancoFolies, un festival de musique française (avec en prime, le live de la Compagnie Créole !), et le samedi nous sommes allés voir un one-man show décalé d’un New Yorkais (anglophone) lors du Festival Fringe.

La seule exception qui échappe à cette règle de culture bilingue, c’est la Journée Nationale du Québec ou le Jour St Jean, qui reste une affaire bien francophone. Disons que le drapeau fleur-de-lys du Québec se fait agiter avec plein de fierté. L’année dernière, il y a eu un scandale quand un groupe montréalais anglophone a été invité à jouer sur scène lors du concert pour le St. Jean (un événement vraiment francophone). Après s’être vu retirer du programme, le groupe a finalement été autorisé à monter sur scène et a pu chanter en anglais… ce qui n’était pas à plaire à tout le monde. Vive le Québec libre, comme on dit ici.

Video /Montréal Jazz Festival:





Friday, July 2, 2010

Jour de déménagement / Moving Day

FRANCAIS

Le 1 juillet, c’est la Fête Nationale du Canada, mais une grande partie des Québécois s’en foutent. Ils ont déjà eu leur propre fête ‘nationale’ la semaine précédente (Fête Nationale du Québec, le 24 juin). Et puis, à Montréal, le 1 juillet, c’est le jour de déménagement.

Pour une raison que nous n’avons pas encore découverte, la vaste majorité des bails à Montréal commencent le 1 juillet. Du coup, tout le monde déménage ce jour-là – et c’est le bordel complet pour louer un camion ! Je me suis promené cet après-midi dans notre quartier, et j’ai dû voir une vingtaine de camions déménagement – et surtout, des tonnes de meubles, frigos, matelas et déchets abandonnés au bord de la route. Disons qu’il y aura du boulot pour la mairie demain…

ENGLISH

The 1st of July is Canada Day, the country’s national holiday – but most Quebecois don’t make much of an effort to celebrate. They had their ‘national’ holiday last week (Fête Nationale du Québec on 24 June). What’s more, in Montreal, the 1st of July is moving day.

For some bizarre reason, the vast majority of flat leases in Montreal begin on the 1st of July. Which means everyone moves on the same day – and the only way to get hold of a van is to book it months in advance! I went for a short walk around our neighbourhood this afternoon and must have seen at least 20 moving vans. Above all, though, I saw pavement upon pavement littered with abandoned furniture, fridges, mattresses and boxes of crap. The council is sure going to have its work cut out tomorrow…

Wednesday, June 30, 2010

Un weekend à Tremblant / A weekend in Tremblant

ENGLISH

Montreal has a lot going for it – not least the fact that it’s easy to get away from! The mountains and lakes of the Laurentians are just an hour’s drive north, and make for an ideal country break, as we found out last weekend. Together with a group of friends, we rented an idyllic lakeside chalet complete with large terrace, private beach and our own canoe. It was pretty much the ideal weekend – with plenty of relaxation, a couple of barbecues, and some light swimming and hiking in Mont-Tremblant National Park. In other words, it was a chilled weekend. Oh, and there was also a hardcore fell race up a mountain with 700 metres of climbing!

The race started and finished in Mont Tremblant, the trendy (and rather Disney-eque) playground of Montreal’s rich and famous (and, apparently, also of rich Americans: there are direct flights between the small village of Tremblant and the Big Apple of New York!).

The race itself was a blast. It kicked off in ideal conditions (16C and cloudy). The route was considerably less steep than the Mount Sutton race last month, meaning I could actually sustain running pace for the vast majority of the climb. Obviously, it was hell in parts, but that’s all part of the fun! The descent, meanwhile, was much less technical, allowing me to overtake a few competitors toward the end. So much so that I ended up finishing 6th of the 200-odd starters. In fact, I was so darn fast that Julie missed me at the finish line and carried on waiting for a good hour, worried that I’d fallen… before finding me relaxing in the capable hands of a masseur in the post-race area!

All in all, we’ll definitely be visiting the Mont Tremblant area again soon. It’s so close to Montreal, yet so very different. And to think that you can travel the same amount of time from London and arrive… in Watford!

FRANCAIS

Un des grands avantages de Montréal, c’est que les montagnes et les lacs des Laurentides ne sont qu’à une heure de route. Le weekend dernier, nous y avons loué un chalet avec une dizaine d’amis au bord d’un lac avec une grand terrasse, une plage privée et même un canot.

C’était, franchement le weekend idéal : de la détente, des barbecues, un peu de natation et des randos dans le parc national de Mont-Tremblant. Un weekend pépère, quoi. Oh oui, j'allais en oublier ma course à pied en montagne avec 700m de dénivelé !

La course était à nouveau un trail, cette fois avec départ dans la station de ski de Mont Tremblant – une destination très branchée (mais qui ressemble à EuroDisney) pour les riches Montréalais (et, semble-t-il également pour les riches Américains : il y a même des vols directs entre le petit village de Tremblant et le Big Apple de New York !).

La course était un régal pour moi – et s’est déroulée dans des conditions idéales (16°C et temps couvert). Le parcours était moins pentu et bien moins dur que celui du Mont Sutton le mois dernier, me permettant de tenir une bonne vitesse la plupart de la montée. Forcément, j’en ai bien chié, mais ça fait partie de l’expérience ! En plus, je me suis fait plaisir dans la descente peu technique, ce qui m’a permis de gagner quelques places. A tel point que j’ai pu finir 6ème sur quelques 200 coureurs. J’étais tellement rapide que Julie m’a raté à la ligne d’arrivée et m’a attendu encore une bonne heure en ayant peur que je me sois fait mal… avant de me trouver sur le banc du masseur dans la zone après-course !

Bref, la région du Mont Tremblant, destination de ski préférée des Montréalais, est à refaire. C’est si près de la ville et si dépaysant. A une heure de Paris, on a Aulnay-sous-bois, et ça, c’est vraiment pas la même chose…

Tuesday, June 22, 2010

The Celtic connection / La connexion Celte

ENGLISH

There’s a real Celtic connection in Newfoundland – starting with the scenery. The landscape isn’t just the classic Canadian combo of lakes and forests: there’s also a lot of rugged mountains, barren bogs and trees stunted by the relentless lashing rain and wind. So, it’s really quite like Ireland or Scotland, then.

Roughly half of Newfoundlanders are originally of Irish origin, and, many still have a distinctly Irish lilt to their accent, making them all but incomprehensible to most Canadians. In a pub in St John’s (by far, Newfoundland’s biggest city – indeed it’s the only place that even vaguely qualifies for the term ‘city’ or even ‘town’), we were privy to a spontaneous concert from a few locals, who were drinking Guinness around a table with their fiddles, flutes and accordion. The folksy Celtic songs made it a scene straight out of an Irish pub (i.e.: a pub in Ireland, rather than those theme-park imitations everywhere else in Europe). And, of course, just like the Irish, Scots or Bretons, Newfoundlanders also like a drink. Or ten.

Most of all, the food has a distinctly old school British Isles ring to it. I had flashbacks to my school dinners in more than one restaurant. Fish and chips is a staple here, or, for variety, you can choose from a range of seafood coated in fatty batter. Most likely, your food will come with a couple of overcooked frozen veg (usually luminous green peas and soggy carrot). For dessert, there’s figgy duff, a local speciality consisting of heavy steamed pudding coated with thick, gloopy custard. I’m almost certain they got the recipe from my old school dinner lady.

As an alternative, we occasionally cooked for ourselves, but it proved almost impossible to buy fresh vegetables. It seems only potatoes and carrots grow in Newfoundland soil.

Anyway, we finally managed to track down an alternative (and excellent) dining scene in St John’s. The Rooms, an art gallery and museum that would rival any in Montreal, featured a superb café that served up delicious, chunk-filled seafood chowder with crisp homemade bread. Still, as I mentioned in the previous post, you go to Newfoundland for the scenery and the people – not the weather or the food!

FRANCAIS

Il y a une vraie ambiance celtique à Terre Neuve. Le paysage n’est pas que la combinaison canadienne classique de lacs et de forêts : il y existe aussi beaucoup de montagnes sauvages, de marais désertiques, et d’arbres rabougris par la pluie et le vent qui s’abattent sans cesse. En gros, ça ressemble carrément à la Bretagne, l’Ecosse ou l’Irlande.

A peu près la moitié des locaux sont d’origine irlandaise, et beaucoup parlent toujours avec l’accent irlandais, les rendant plus ou moins compréhensibles par la plupart des canadiens. Dans un pub à St John’s (la plus grande ville de Terre Neuve ; d’ailleurs le seul endroit de l’île qui peut même être qualifié de ‘ville’), nous avons assisté à un concert improvisé d’un groupe de locaux qui buvaient leur Guinness autour d’une table avec leurs violons, flûtes et accordéon. Les chansons typiquement celtes nous donnaient l'impression d'être dans un pub irlandais (et par ça, je veux dire un pub en Irlande, pas ces pubs à thème irlandais qui se trouvent partout ailleurs). Et, bien sûr, tout comme les Bretons et les Irlandais, les Terre Neuviens aiment bien picoler un peu. Beaucoup.

Surtout, la nourriture ressemble carrément à la bouffe Britannique des années 80 (et oui, les anglais ont quand même fait des progrès dans le domaine culinaire ces dernières années). A plusieurs reprises dans les restaus, j'ai cru me retrouver il y a 25 ans devant un repas à la cantine de mon ancienne école. Le Fish & chips est le repas de base ici, ou, pour changer, on peut choisir un autre fruit de mer en beignets. Normalement le poisson est accompagné de deux légumes congelés et trop cuits (souvent des petit pois verts fluo et des carottes ramollies).

Pour le dessert, essayez le figgy duff, un pudding à l’anglaise noyé dans une crème blanche épaisse et sans goût. Je suis convaincu qu’ils ont piqué la recette au cuisto de mon ancienne cantine ! Nous avons occasionnellement cherché à nous faire à manger, mais c'était mission impossible de trouver des légumes frais – à part les pommes de terres et des carottes, apparemment les seuls qui poussent dans les terres de l’île.

Bref, nous avons enfin réussi à trouver de la bonne bouffe en arrivant à St John’s. The Rooms, un musée/galerie d’art qui pourrait rivaliser avec n’importe quel musée à Montréal, comprenait un café sublime, où nous avons goûté un chowder (soupe épaisse) plein de grands morceaux de fruit de mer et accompagné d’un bon pain fait maison.

Mais, comme déjà évoqué, on voyage à Terre Neuve pour ses paysages et son peuple – pas pour la météo ou la bouffe !

Friday, June 18, 2010

Moosetastic!

ENGLISH

Our 13-day holiday in Newfoundland was jam packed with authentic Canadian experiences. The country’s eastern-most province may be sparsely populated by people, but it’s a haven for moose, beavers, and all the other clichés of Canadian wildlife. The landscape is filled with trees, lakes and ruggedly beautiful mountains, and its inhabitants’ main pastimes seem to be fishing, hunting, chopping trees, and drinking. You’d be hard pressed to find anywhere more stereotypically Canadian.

You don’t come to Newfoundland for the great weather but for the great scenery – which was just as well, as it pissed it down much of the time! On the upside, we did some spectacular walks, and, best of all, finally got to see moose! Our Canadian apprenticeship is now over. Here’s the full nature count for the 13 days:

Dozens of puffins spotted
9 moose sightings
7 caribou seen
3 icebergs viewed
3 arctic hare
1 arctic owl
1 whale
0 bears encountered (thankfully!).

We are now experts at tracking moose. With an estimated 150,000 of the beasts roaming the island, we soon got to recognise the ever-present moose droppings and paw prints deposed on walking trails. Fortunately, we didn’t splatter any of the creatures onto our car windscreen. Moose-vehicle collisions are a serious hazard in Newfoundland, with an average of 700 incidents per year. And, given that a moose is the size of a fully-grown horse and has powerful antlers to boot, a car often comes off second best. Most accidents occur at night, so we made sure to drive in daylight only (not too difficult considering the sun currently rises at 4.30am and sets at 9.30pm).

Below and above are a few photos we snapped of the Great Canadian Outdoors. More on our trip soon...

FRANCAIS

Nos treize jours à Terre Neuve ont été riches en expériences authentiquement canadiennes. La province la plus orientale du pays est peut-être peuplée de peu de gens, mais elle se prête bien aux orignaux, castors et autres animaux typiques de la faune canadienne. Les paysages sont faits de sapins, de lacs et de montagnes sauvages à perte de vue ; les habitants passent leur temps à pêcher, chasser, faire tomber les arbres, et boire de la bière. On ne pourrait pas trouver plus canadien !

On ne voyage pas à Terre Neuve pour le beau temps mais pour les beaux paysages – fort heureusement, car de la pluie – on en avait ! Pendant notre séjour, nous avons fait des randos spectaculaires et, en plus, nous avons enfin vu des élans d’Amérique du Nord (des orignaux). Notre formation canadienne est désormais complète, car, en treize jours, nous avons vu :

Des dizaines de puffins ou macareux
9 orignaux
7 caribous
3 icebergs
3 lièvres arctiques
1 harfang (hibou arctique)
1 baleine
0 ours (fort heureusement !).

Nous sommes maintenant des traqueurs expérimentés d’orignaux. Avec environ 150 000 bêtes sur l’île, nous avons vite appris à reconnaitre leurs crottes et empreintes de pattes sur les chemins de rando. Heureusement, nous n’en avons heurté aucun contre le pare-brise. Les collisions entre orignaux et véhicules répresentent un fort risque à Terre Neuve, avec 700 accidents par an en moyenne. Etant donné que l’orignal fait la taille d’un grand cheval et, en plus, il a des bois de 2 mètres, ce n’est pas toujours la voiture qui s'en sort le mieux. La plupart des accidents ayant lieu la nuit, nous avons fait en sorte de conduire uniquement la journée (pas trop difficile vu que le soleil se lève actuellement à 4h30 et se couche à 21h30).

Voici quelques de nos photos du Grand Nord Canadien. Plus sur notre voyage bientôt…