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Wednesday, November 2, 2011

Hockey au Centre Bell! / Hockey at the Bell Centre!


ENGLISH
 
After almost two years here, I’ve finally seen my first live hockey match. With Julie away at a conference in Orlando, Saturday night was the perfect opportunity for a lad’s night out at the Centre Bell, home of the Montreal Canadiens.

The Canadiens (also known as The Habs) are local sporting Gods. Their matches sell out months in advance, and when they’re playing well (which is far less frequently than in their 1950s-70s heyday), the whole city swells with pride and buzzes with anticipation. All of which means it’s not easy getting a ticket: you either have to be very well connected or, as we did, you have to negotiate with the ubiquitous ticket touts (or "scalpers") on match night. 

To boot, Saturday’s match was a big one:  against local and historical rivals the Toronto Maple Leafs (don’t ask me why it’s not “Leaves”). Fortunately my friend Ugur is a much better bargainer than I am. Initially, the touts were offering us “exclusive tickets”, “the last ones available”, “the best in the house” – right at the very back of the stadium... for $250! To put this into perspective, the official price of such tickets is roughly $15. In the end, we secured our seats for $100 (face value of $44). Far from a snip, but well within (black) market prices.

Obligatory hockey fare: hot dog, fries and beer!

Like most North American sports, a night out at a hockey match is an event. In fact, when you’re at the game, it feels like you’ve arrived at the centre of the universe. First of all, there’s live music in the corridors, followed by emotional pre-match national anthems, and then the atmosphere mounts with a bevy of continual free prize giveaways, dancing mascots, contests to find the best-looking and best-dressed fans, beer, hot dogs, pop corn, organ music, dancing girls, etc, etc, etc.  In truth, this was just a standard early season league game, but it felt like the most important match in the history of world hockey.

It was striking to see rival fans sitting side-by-side. Here, there is no separation of home and away fans. And, apart from some friendly jibing, there’s no inter-club animosity. It seems unimaginable to picture Liverpool and Man Utd fans politely exchanging banter in the same stand. So, how can it work here? Well, for one, there is zero tolerance of any abusive behaviour. At one point, we saw a Montreal fan throwing beer at Toronto fans in front of him. Within seconds, a security guy was dragging him out of the arena and onto the street (to cries of “loser, loser”). Impressive stuff.

As for the hockey itself, it was a great show. It turns out that following the puck is actually rather easy live, unlike on TV, where games of hockey generally turn into “spot the puck” contests between me and Julie. You also get a feeling for how often teams rotate their players, with substitutions often made every 30 or 45 seconds.  And, of course, we also got to see the obligatory fight (which seemed to get more cheers than any of the goals).

In the end, the Montreal Canadiens lost 5-4 in extra time, but it didn’t really matter: we’d just experienced the best show on earth! 


FRANCAIS

Ca faisait presque deux ans, mais maintenant ça y est: j’ai vu mon premier match de hockey live. Julie étant à Orlando pour une conférence, c’était l’occasion de faire une soirée entre mecs au Centre Bell, domicile des Canadiens de Montréal.

Les Canadiens (également connu comme les Habs) sont des dieux au Québec. Leurs matchs affichent complets des mois en avance, et quand ils sont en forme (ce qui est bien moins souvent que lors de leur grande époque des années 50 à 70), toute la ville vit au rythme de leurs matchs. Du coup, ce n’est pas facile d’avoir des billets : il faut être très bien connectés ou sinon, comme nous, il faut négocier avec les revendeurs au marché noir le soir du match. 
 
La rencontre était d’envergure car elle opposait les Canadiens à leur rivaux locaux et historiques, les Maple Leafs de Toronto. Heureusement, mon ami Ugur sait marchander mieux que moi. Au début, les revendeurs nous offraient des « billets exclusifs », « les dernières places qui restent » au fond du stade pour… 250$ ! Et ça pour les billets qui, à la base, ne valaient pas plus que 15$. Au finale, nous avec réussi à avoir des places à 100$ (valeur nominale 44$). Pas vraiment une affaire, mais bien dans les prix du marché (noir).


Comme pour la plupart des sports nord-américains, une soirée au hockey est avant tout un événement. En arrivant sur place, on a l’impression d’être au centre de l’univers ! D’abord, il y a de la musique live dans les couloirs, suivie par une interprétation super-émouvante de l'hymne national, et puis l’ambiance ne fait que monter avec des cadeaux qui tombent du ciel, des mascottes dansantes, des concours pour trouver les plus beaux spectateurs et ceux qui bougent le mieux, de la bière, des hot dogs, du maïs éclaté (popcorn), de la musique d'orgue, des filles qui dansent, etc. , etc., etc. A vrai dire, ce match n’était qu’une rencontre standard de la ligue tôt dans la saison, mais on avait l’impression qu’il s’agissait du match le plus important dans l’histoire du sport mondial ! 

Il était frappant de voir les fans rivaux assis côte à côte. Pas besoin de séparer les spectateurs ici. Et à part un minimum de plaisanterie amicale, il n’y avait aucune trace d’animosité. Difficile d’imaginer des fans de PSG et Marseille s’échangeant si poliment dans un match de la Ligue 1.  Alors, comment est-ce que ça peut marcher ici ? Une chose est claire : il y a une politique de tolérance zéro envers des comportements  antisociaux. A un moment, nous avons vu un fan de Montréal verser de la bière sur des supporteurs de Toronto devant lui. En quelques secondes, la sécurité était en train de le virer de l’arène pour le ramener dans la rue (aux cris de « connard, connard »). Impressionnant.

Quant au hockey, c’était un vrai spectacle. Il s’avère que suivre « la rondelle » (le palet) est beaucoup plus facile en vrai qu’à la télé (nos essais de suivre les matchs à la télévision finissent comme des jeux de « cherchez le palet » !). Sur place, on se rend compte à tel point les équipes font tourner leurs joueurs, souvent toutes les 30 ou 45 secondes. Et, bien sûr, nous avons eu droit à une bagarre, étape obligatoire dans tout match et qui suscite encore plus d’engouement qu’un but. 

Au finale, les Canadiens de Montréal ont perdu 5-4 après prolongations. Peu importe : nous venions d’assister au meilleur show du monde !


Tuesday, April 20, 2010

Hockey down the pub / Hockey au pub

ENGLISH

The hockey (that’s ice hockey) season is approaching its grand finale – and the Montreal Canadiens, the city’s local team, are in the play-offs.

How they got there is a little complicated… Like the Premiership, the NHL (National Hockey League) is based on an all-play-all championship – although each team plays its local opponents more frequently than it plays teams situated further away... What’s more, the league isn’t national, as it features both Canadian and American teams. And there are, in fact, two leagues: one for the East coast and another for the West. At the end of the regular season, the winner isn’t yet the winner. Teams finishing in the top half of each league enter the play-offs. The first-place team in each league plays the eight-placed team in the same league, the second-place plays the seventh-placed, etc. And they don’t just play once. They play seven times – once every two days or until one team reaches four victories. In the end, Eastern winner meets Western winner, and the winner wins the Stanley Cup. Did you get that?

Anyway, Montreal finished eighth in the regular season, scraping into the play-offs again the top-seeded Washington Capitals. For the first in the series-of-seven matches, we hit a local student pub to watch the action. Or, rather, to stare in bemusement at the TV screen among a crowd of screaming, drunken students. It sure took me back to my Uni days.

For the uninitiated (and that definitely includes us), it’s pretty tricky following a hockey match –that darned puck is just too small and too fast. Still, we dutifully mimicked the boos and cheers of the student crowd and soaked up the atmosphere (and the beer). In the end, Montreal won in extra time (ice hockey doesn’t do draws; all matches go to extra time and the golden goal rule applies). There was cheering, screaming and beer aplenty. A grand night out, then!

Alas, the Habs (the nickname for the Montreal Canadiens) lost the second match on Saturday, after leading 4-1! And, as I write this, they’ve just lost the third match… Looks like we picked the right match to watch at the pub.

FRANÇAIS

La saison de Hockey (sur glace) arrive à son dénouement – et les Canadiens de Montréal, l’équipe de la ville, sont dans les play-offs.

Comment elle y est arrivée, c’est un peu compliqué… Comme la Ligue 1 du foot français, la NHL (National Hockey League) fait jouer chaque équipe contre toutes les autres – mais une équipe joue plus contre ses concurrents locaux que contre ses concurrents lointains. En plus, il s’agit pas vraiment d’une ligue nationale, car il y a et des équipes canadiennes et des équipes américaines. Et il n’y a pas une seule ligue, mais plutôt deux: l’une pour la côte est et l’autre pour l’ouest. A la fin de la saison régulière, le vainqueur n’est pas encore le vainqueur. Les équipes dans la première moitié de chaque ligue se qualifient pour les play-offs. La première équipe joue contre la huitième, la deuxième contre la septième, etc. Ils se rencontrent sept fois, un match tous les deux jours ou jusqu’à ce qu’une équipe en gagne quatre. Au final, le vainqueur de l’Est s'oppose au vainqueur de l’Ouest, et le vainqueur gagne la Stanley Cup. Vous avez tout capté ?

Bref, Montréal a fini huitième au bout de la saison régulière, se qualifiant de justesse pour les play-offs contre la première équipe, les Capitals de Washington. Pour la première rencontre dans la série de sept, nous sommes allés dans un pub étudiant du coin pour regarder le match. Ou plutôt pour fixer sans compréhension l’écran de la télé parmi une foule d’étudiants soûls et bruyants.

Pour le néophyte (et ça, c’est nous !), il est très difficile de suivre un match de hockey – surtout car cet espèce de palet (‘la rondelle’ ici) est simplement trop petit et trop rapide pour être bien vu à l'écran. Bon, nous avons quand même applaudi et chahuté quand les étudiants ont applaudi et chahuté, tout en appréciant l’ambiance (et la bière). Finalement, Montréal a gagné en temps additionnel (le hockey fait pas des matchs nuls ; y a toujours un but en or après le temps régulier). Du coup, ça chantait, ça criait, et ça picolait grave dans le pub. Une soirée typique pour des fans de hockey, quoi !

Mais bon, cette réussite n’a pas duré. Les Habs (surnom des Canadiens de Montréal) ont perdu le deuxième match samedi, après avoir mené 4 à 1 ! Et, pendant que j’écris ce texte, ils viennent de perdre le troisième match. Il semble que nous avons bien choisi le match à regarder au pub…