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Tuesday, June 21, 2011

Weekends in the Townships / Habitués des Cantons de l'Est


ENGLISH

We’ve made the most of the recent summer spell by heading out to the Eastern Townships the last two weekends. Like the Laurentians to the north, this area is full of forests, lakes and hills (it’s Canada, after all). But unlike the Laurentians, it’s less rich and touristy – and more agricultural. As our friend Paul (visiting from Dublin) discovered, that means you get to taste local wines (not as bad as you might think) and local cheeses (rather good). 

 

And of course, we also sampled our favourite Canadian weekend pastimes: eating delicious breakfasts on the porch of a welcoming B&B, hiking in the mountains, and swimming in lakes.


Alas, our super Canon Reflex camera has broken – and we can't send it for repair until there is an end to Canada Post’s extended strike/lock-in (must be Canada’s French side coming out!). We’ve therefore brushed the dust of our old compact camera...

FRANCAIS

Voulant profiter au maximum de l'été, nous avons passé les deux derniers weekends dans les Cantons de l'Est. Comme les Laurentides au nord, c’est une belle région de montagnes, lacs et forêts (c’est le Canada, quoi !). Mais à la différence des Laurentides, c’est mois riche, un peu moins touristique, et surtout plus agricole – ce qui veut dire que l’on peut déguster le vin local (pas aussi mauvais que ça !) et le fromage du coin (très bon). 


Ce weekend, notre ami Paul, de visite de Dublin, nous a accompagnés dans nos activités préférées des weekends : profiter d'un bon petit-déjeuner en chambre d’hôte, marcher dans les montagnes et se baigner dans les lacs.


Malheureusement, notre super appareil photo Canon s'est cassé - et on attend toujours de pouvoir l'envoyer pour réparation suite à la grève prolongée de Postes Canada (comme quoi, ce n'est pas qu'en France qu'on fait la grève !). Retrouvailles donc avec le petit appareil compact...

Saturday, June 11, 2011

Sutton and summer / L'été à Sutton


ENGLISH

Last weekend, we headed to the Eastern Townships for another of Rich’s races up and down a mountain. Mount Sutton was the destination this time – and, barely a fortnight after spring started, it felt like summer had already arrived. 

We booked into another delightful, secluded B&B outside the small town of Sutton. As usual, I looked on jealously as Julie scoffed down a delicious homemade breakfast, while I nibbled parsimoniously so as not to throw up in the race an hour later. (Note to self:  Plan to stay in B&Bs when I don’t have a race the next morning!)

As we drove to the race, we admired verdant mountainsides and enticing expanses of lakes glistening in the warm sun. Before enjoying any of that, though, there was 11.5km of suffering to get through. 


I’d done the same race last year, so remembered it was a real bastard. Rather than just depressing me, this actually helped, enabling me to judge my effort properly (speed walking more on the steep slopes to save energy for the descents). As it turned out, the result was exactly the same as last year (1hr23 and 19th place overall of 250), but I suffered much less. In fact, the main cause of suffering was the impressive sunburn I picked up wearing a skimpy t-shirt without any sun cream. That’ll teach me.


Afterwards, we stopped by the Parc national de la Yamaska for a pleasant forest hike and the year’s first swim in a lake.


Barely two months ago, the whole lake was frozen – yet now it’s easily warm enough for swimming (for once, I wasn’t the only one in the water!). And to think that just a month ago, we were despairing that summer would never come.


FRANCAIS

Le weekend dernier, nous sommes partis dans les Cantons de l’Est pour une nouvelle course en montagne de Rich. Cette fois-ci, la destination était le Mont Sutton – et, à peine 15 jours après le début du printemps, ça sentait déjà l’été.

Nous avons de nouveau logé dans une belle chambre d’hôte  isolée à l’extérieur de la petite ville de Sutton. Comme d’habitude, j’ai regardé avec jalousie Julie manger un super petit-déjeuner fait maison pendant que je grignotais un petit rien afin de ne pas vomir dans la course une heure après. (Note à moi-même : Fais plus souvent les chambres d’hôte sans avoir une course tôt le lendemain !)

En conduisant au Mont Sutton, nous avons pu admirer les montagnes verdoyantes et le soleil brillant sur les grands lacs. Ca donnait envie. Mais avant tout ça, il y avait 11,5 kilomètres de souffrance !


J’avais déjà fait cette course l’année dernière, donc je me rappelais que j’allais bien en chier. Plutôt que de me déprimer, cette information m’a aidé, car j’ai su mieux gérer l’effort (en marchant sur les pentes sévères et gardant de l’énergie pour les descentes). 


Finalement, le résultat était presque pareil que l’année dernière (1hr23 pour la 19ème place sur 250), mais j’ai beaucoup moins souffert. La vraie souffrance allait arriver plus tard… sous la forme d’un bon coup de soleil au niveau des épaules. Cela m’apprendra à courir sans mettre de la crème soleil.

Après la course, nous avons fait un arrêt au Parc national de la Yamaska pour faire une bonne petite randonnée en forêt et se baigner – pour la première fois de l’année – dans un lac. 

  
Il y a à peine deux mois, le lac était complètement gelé, et maintenant l’eau est plus que bonne pour la natation (pour une fois, je n’étais pas seul dans l'eau !). Comme d'habitude, l'été arrive soudainement.

Wednesday, June 2, 2010

Xtrail Sutton


ENGLISH

For my second running race in Canada, I’d picked a tough one: an 11.6km off-road circuit up and down Mount Sutton, east of Montreal. We’d hiked here in the snow a month ago, so I vaguely knew what to expect. Or so I thought.

It turns out this kind of fell running is a gut-wrenching, energy-zapping affair that drains you both physically and mentally. In other words, it’s a lot of fun!

A gentle downhill start on a wide gravel road allowed us to jostle for position before the real business started – with a 4km climb up some extremely steep hiking trails. Despite myself, I was reduced to power walking on numerous portions – but then, so was everyone else. I’ve always been better at going up than down, and so it proved again here. However, overtaking anyone on these narrow trails required a major investment in energy that left me gasping for air. The trick seemed to be to recover a little (as much as you can when you’re at 95% of your maximum heart rate!) in a competitor’s footsteps before finding a strategic moment to grovel past (while also mustering the energy to say a friendly word). Phew.

By the top, I was drained. Actually, top is not really the word, because just as you thought you’d finished with the uphill, more climbing appeared around the corner. According to my Garmin GPS watch, the course totalled some 656 metres of altitude gain.

As for the descents, they were often extremely technical –with tree roots and rocks scattered around like booby traps on an obstacle course. Correctly positioning your feet required extreme mental concentration, which proved tricky after such an energy-zapping climb - and I was frequently passed by runners descending at crazy speeds. At least one guy was left with a severely sprained ankle.

By the end, I’d recovered some of my composure, and even a killer climb in the last kilometre wasn’t going to break my rhythm. I finished the race, exhausted by exhilarated, in 1 hour 24 mins. My slowest “10km” race ever, but on this course, it was good enough for 19th place of the 205 finishers.

All in all, it was a great experience – even if I now have pains in places I didn’t know I had muscles! Post-race, there was a barbeque and a 1km kids’ run – making for a truly family atmosphere. Julie took photos, and afterwards we headed for a weekend in Vermont’s Northeast Kingdom. More on that later…


FRANÇAIS

Pour ma deuxième course pédestre au Canada, je n’avais pas choisi la facilité: un trail de 11,6km de montée et descente au Mont Sutton. Nous y avions fait de la rando dans la neige il y a un mois, donc je savais plus ou moins à quoi m’attendre. C’est du moins ce que je pensais.

Il s’avère que ce genre de trail donne mal partout et te fait travailler jusqu’à l’épuisement physique aussi bien que mental. Bref, c’est vraiment un plaisir !

L’événement a démarré avec une petite descente gentille sur du goudron, facilitant le positionnement des coureurs avant le vrai démarrage – une montée de 4km sur de sentiers de rando extrêmement pentus ! Malgré moi, j’étais réduit à la marche (sportive) plusieurs fois – mais, bon, c’était pareil pour tout le monde. J’ai toujours mieux monté que descendu en course, et là, c’était de nouveau vrai. Par contre, doubler sur des pistes de forêt très étroite nécessitait un investissement énergétique énorme qui me laissait à bout de souffle. L’astuce semblait être de bien récupérer dans la foulée d’un concurrent (ce qui n’est pas donné quand on est à 95% de son rythme cardiaque maximal !) avant de trouver un endroit stratégique pour le passer (tout en essayant de dire un petit mot sympa). Ouf !

Au sommet, j’étais épuisé. En plus, ce n’était pas vraiment un sommet, car, à chaque fois je pensais avoir fini de grimper, une nouvelle montée se présentait au bout du prochain coin. Selon ma montre GPS Garmin, le parcours comprenait un dénivelé positif de 656 mètres.

Les descentes, quand à elles, étaient souvent très techniques – avec des racines et des rochers éparpillés partout comme des pièges sur un parcours d’obstacles. Bien positionner les pieds nécessitait une concentration mentale énorme, ce qui n’était pas donné après avoir dépensé tellement de forces dans la montée. J’ai été doublé à plusieurs reprises par les coureurs descendant à des vitesses folles. Au moins un concurrent a vu sa course terminer avec une bonne entorse de la cheville.

Vers la fin, j’avais recupéré pas mal mon aplomb, et même une sacrée montée dans le dernier kilomètre n’a pas pu couper mon rythme. J’ai fini la course épuisé mais euphorique en 1 heure et 24 minutes. C’était le « 10km » le plus lente de ma vie, mais, sur ce parcours, il me valait la 19ème place sur les 205 finisseurs.

C’est une expérience très sympathique – même si j’ai maintenant de courbatures dans les endroits ou je ne pensais même pas avoir de muscles ! Après la course, nous avons assisté au barbecue et à la course de 1km des enfants – un événement très familial. Julie a pris des photos, et après, nous sommes partis pour un weekend dans le Northeast Kingdom du Vermont. Un petit article est à venir…