Wednesday, January 18, 2012

Chicago


ENGLISH

Our first trip of 2012 was to Chicago, for five days in the up-class B&B Villa D Citta. Even if we enjoyed unseasonably warm weather (full sun and up to 12C!), we still made full use of the B&B’s outdoor hot tub. 


Chicago, it turns out, is a city of invention and reinvention. Just look at the way Chicagoans rebuilt their city after the Great Fire of 1871: with prime real estate now lying fallow, top architects were invited to leave their mark on the city skyline. The result was the world’s first ever skyscraper – and there have been many more since, as we discovered on a fascinating walking tour of the city organized by the excellent Chicago Architecture Foundation.

 
Besides the skyscraper, Chicago is also the birthplace of:

-      The deep dish pizza: I’ve never had a pizza quite like the one we sampled at Pizzeria Uno, which has been baking up these quiche-like pizzas since 1943. The crust itself is thin and tastes like traditional pizza crust, but the centre contains a deep filling of veg and/or meat, topped with fresh tomato sauce. Delicious and very filling.


-       The hot dog: although its origins are disputed, Chicagoans will tell you it was invented in their city during the 1893 World’s Columbian Exposition, where the Ferris Wheel also got its first ever airing. We chomped on a super-thick hot dog that put Montreal fast food to shame.
-      Plus, Chicago was the city that saw the invention of the contraceptive pill, the atom bomb, McDonald’s, roller skates, the pinball machine, the zipper, blood banks, spray paint, etc, etc.


What’s more, Chicago is a great place for going out, with some of the best restaurants in America. Even if we were staying just down the road from the much-praised Alinea, we couldn’t quite justify splashing out on the restaurant’s only offering: a $210, 20-course tasting menu. We did, however, enjoy some exquisitely inventive cooking (such as snails panzanella with rings of squash) at Perennial Virant.

Another night, we sampled a classic Chicagoan Blues haunt for a funky concert by the astonishingly energetic 80-year old legend Byther Smith. And then, there was the manic atmosphere of a Chicago Bulls basketball match. More on that to come…


FRANCAIS

Notre premier voyage de 2012 était à Chicago, avec cinq jours à la Villa D Citta, une chambre d’hôte haute gamme dans le quartier de Lincoln Park. Et même si nous avons bénéficié d'une météo hors du commun (ensoleillé et jusqu'à 12C!), nous avons su profiter du spa sur le toit de notre chambre d'hôte.


Chicago est une ville qui sait inventer et se réinventer. En témoigne la façon avec laquelle les Chicagoans ont reconstruit leur ville après le Grand Incendie de 1871: sur l'énorme terrain vide du centre ville, les architectes de la région ont marqué l'histoire en y construisant les premiers gratte-ciels du monde. Et d'autres tours ont suivi, comme nous avons pu le découvrir lors d'une superbe visite guidée par la Chicago ArchitectureFoundation.


Outre les gratte-ciels, Chicago est également le lieu de naissance des suivants:

  • La pizza plat profond : je n'ai jamais goûté une pizza comme celle que nous avons mangée chez Pizzeria Uno, qui a innové ce type de pizza en 1943. Haute comme une quiche, la pizza a une pâte fine au goût classique mais le centre est très profond et richement rempli de légumes et/ou viande, puis recouvert d'une sauce tomate fraîche. Tout un repas.



  • Le hot dog ("chien chaud") : même si ses origines sont fortement disputées, les gens de Chicago vous diraient qu'il a été inventé dans leur ville lors du  l'Exposition Universelle en 1893, un événement également marqué par la présence de la première grande roue. Nous les avons testés: miam!
  • C'est également à Chicago qui sont nés: la pilule contraceptive, la bombe atomique, McDonald's, les roller, le flipper, la fermeture éclair, la banque du sang, la peinture en spray...


Point de vue sorties, on s'est bien éclatés. Chicago offre quelques des meilleurs restaurants aux Etats-Unis, y compris le très reconnu Alinea, situé à quelques centaines de mètres de notre chambre d'hôte. Bon, on n'a finalement pas investi dans le seul menu possible: 20 plats de dégustation pour la modique somme de 210$ plus le vin... et les taxes. Mais on ne s'est pas privés pour autant en dégustant la cuisine créative (comme le panzanella d'escargots aux anneaux de courge) de Perennial Virant.


Nous avons également apprécié une soirée musique blues dans un endroit mythique, où passait Blyther Smith, octogénaire avec une énergie impressionnante. Et puis, il y avait un match de basket des Chicago Bulls de légende. Plus sur ça bientôt...

Wednesday, January 11, 2012

All-American Girl



ENGLISH

What better treat for a young girl than to take her doll out for a haircut? Maybe the doll deserves a day of pampering with massage and facial? Or you could get her ears pierced by a specialist doll stylist...

Sounds crazy, right? But such doll-centric services actually exist at the “American Girl” megastore, which we discovered by chance on a recent trip to Chicago (more to come on that in another post). 

Located on Chicago’s prestigious Magnificent Mile shopping street, this huge boutique is dedicated to the must-have item for pre-pubescent all-American girls... a plastic doll. It’s the most basic and old school of contemporary toys – and it comes with a price tag of $105.

There’s not just one doll, either: there’s a doll for every occasion, every age and every era of American civilization. History boffins can take their pick from a whole cast of girls, including Amerindian Kaya, Civil War-era Addy, World War II evacuee Emily, or seventies hipster Julie. Or you can opt for contemporary chic with a range of sporty, musical or academic-minded dolls. You can even customize a doll in your own likeness for a slightly unsettling Barbie-meets-Mini-Me hybrid...

Of course, each doll comes with a panoply of pricey accessories: a costume chest ($100) and phonograph ($44) for turn-of-the century Rebecca, a gymnastics beam ($85) and plaster cast with crutches ($30) for the athletic but accident-prone McKenna, etc.

The most astonishing part of the whole American Girl concept, however, lay on the store’s second floor. Here, young girls queued up with their moms to visit trained doll stylists. For just $20, you can treat your doll to a fishtail braid or double-decker ponytail. Ear piercing comes in at $14, while a thorough facial scrub will set you back $5. Alternatively, you can attend a hair-styling workshop to do the makeover yourself.

We watched astounded as the store’s employees (the stylists) gently positioned the dolls in mini barber’s chairs, delicately sprayed their hair with water, and cut and styled their flowing locks with the seriousness of a L’Oréal salon professional.


On the same floor, there was even a doll hospital for operating on ill (read: broken) dolls, a customizable t-shirt shop for dolls, and an in-store café, where you can sit your doll in her own chair and snack on cookies and pink lemonade with her. A truly American experience.

FRANCAIS

Quoi de plus merveilleux pour une petite fille que d’amener sa poupée chez le coiffeur ? Peut-être que la poupée mérite une journée de détente avec massage et gommage ? Ou on pourrait lui faire percer les oreilles par une spécialiste de la mode poupée…

Ca semble un peu surréel ? Pas aux Etats-Unis, où nous avons découvert lors d’un voyage récent à Chicago (un autre article suivra) de tels services offerts par le mégastore « American Girl ».
Situé sur le Magnificent Mile, adresse de shopping prestigieuse à Chicago, cette boutique énorme est dédiée au must des fillettes américaines… une poupée en plastique. C’est le jouet de base, le plus rétro de tous les jouets contemporains – et une vraie affaire à 105$ !


Les clients ont l’embarras du choix. Si on aime l’histoire américaine, on peut opter pour la poupée amérindienne nommée Kaya, celle de la guerre civile (Addy), l’évacuée de la deuxième guerre mondiale (Emily) ou la petite branchouille des années 70. Sinon, il existe des variantes modernes, avec des poupées branchées sport, musique, école, etc. Tu ne trouves pas ce qu’il faut ? Alors, crée ta propre poupée à ton image pour un étrange hybride de Barbie et Mini-Me !

Bien sûr, chaque poupée possède toute une gamme d’accessoires – et ses goûts sont plutôt pas donnés. Rebecca, la poupée du début du 20ème siècle, à une préférence pour un coffre pour ses vêtements (100$) et un phonographe (44$), pendant que McKenna, une sportive encline aux accidents, se vante d’une poutre gymnastique (85$) et un plâtre avec béquilles (30$)…

La chose la plus étonnante chez American Girl se trouvait au deuxième étage. Là, les jeunes filles faisaient la queue avec leurs mamans pour un rendez-vous avec un styliste de poupée. Pour seulement 20$, tu peux faire faire à ta poupée une nouvelle coupe à la mode. Se faire percer les oreilles coûte simplement 14$, alors qu’un gommage du visage n’est qu'à 5$. Autrement, on peut assister à un atelier de coiffage pour faire le relooking de sa poupée tout seul.

Nous avons regardé, sidérés, les employées du magasin (c’est-à-dire les stylistes) poser les poupées délicatement dans les petites chaises de coiffeur avant de gentiment arroser leurs cheveux et les couper avec précision… le tout d’un air sérieux comme s’ils étaient dans un salon professionnel de L’Oréal.

Au même étage se trouvait un hôpital pour les poupées malades (c’est-à-dire cassées), un imprimeur de t-shirts de poupée personnalisables, et un café où on est invité à s’assoir à côté de sa poupée et partager un bon cookie. Ah l'Amérique...

Saturday, December 31, 2011

Whiteish Christmas / Noël enneigé... mais pas trop


 ENGLISH

We were so impressed by the natural splendour and grandeur of the Adirondacks region this summer that we decided to return for Christmas. This time around, we rented a chalet in Keene, a small village two hours south of Montreal nestled in a valley surrounded by the High Peaks. 


Unusually for this mountainous region, there wasn’t yet enough snow to cross-country ski or snowshoe – but there was just enough to offer spectacular snowy landscapes for some hibernal hiking. There was also ice – enough to leave me sliding backwars more than once. Fortunately, our cheap crampons, purchased for urban use at the local chemist’s in Montreal, proved a life- or at least an arse-saver, even if they were far too flimsy for use in the mountains: by the end of the holidays, we’d lost or broken most of the studs...

 
The multitude of trails in the Adirondacks means that you rarely meet anyone at the best of times. And in this Christmas period, we frequently had the trails completely to ourselves. Indeed, judging from the lack of footprints in the snow, we were the first to tread many of these paths in several days. Save for the occasional woodpecker tapping its beak on the surrounding trees, there was an almost eerie silence in the woods. All of which made for some breathtaking hikes, albeit in a frequently breathless -15°C. 

We also glimpsed signs of the destruction wreaked by Hurricane Irene when its hit the region just a week after our previous stay in late August. A number of dams were burst and bridges destroyed, leaving us to cross rivers using stepping stones on rerouted paths.

Marcy Dam bridge pre-Hurricane Irene
Marcy Dam bridge post-Irene (and post-summer/autumn)

Back at the chalet, Julie cooked up Christmas feasts in the shape of lobster and shrimps, tenderloin pastry doused in foie gras, and much more. All that sub-zero mountain climbing burns a lot of calories, after all...

 
FRANCAIS

La splendeur et la grandeur des Adirondacks nous ont tellement impressionnées cet été que nous avons décidé de retourner dans la région pour les fêtes de Noël. Cette fois-ci, nous avons loué un chalet à Keene, petit village entouré des hautes montagnes à deux heures au sud de Montréal. 


Normalement, cette région montagneuse bénéficie d’une bonne couche de neige à cette époque, mais cette année il n’y en avait pas suffisamment pour faire du ski ou de la raquette. Par contre, le petit fond de neige nous a offert un paysage hivernal idéal pour faire de la randonnée. Seul bémol : la glace par terre qui m’a laissé sur les fesses plus d’une fois. Et ça aurait été bien pire sans nos mini-crampons, achetés dans une pharmacie montréalaise et normalement destinés à une utilisation purement urbaine. Disons que ces crampons nous ont bien rendu service même s’ils ont fini cassés à la fin de notre séjour…


La multitude de chemins dans les Adirondacks fait qu’on croise peu de monde quand on randonne. Et dans cette période des fêtes, nous avons eu les chemins presque pour nous seuls, et parfois même la chance d'ouvrir la voie dans des sentiers ennneigés. A part le bruit occasionnel de piverts donnant des coups de becs contre les arbres, le silence était total - et presque flippant parfois. Les vues étaient à couper le souffle (et le froid aussi ! On a marché par -15°C).


Nous étions également témoins de la déstruction infligée par l'Ouragan Irene quand il est passé par ici seulement quelques jours après notre dernier séjour au mois d'août. Plusieurs barrages et ponts ont été  détruits, nous obligeant à traverser les rivières sur des gués (souvent un peu casse-gueule vu la glace).


Au chalet, pour compenser, Julie nous a préparé des banquets de homards, crevettes, foie gras et filet mignon. On brûle quand même des calories en randonnant par de telles températures...


Saturday, December 24, 2011

The Dickensian look / Déguisé et moustachu


ENGLISH

So, how do I explain (or indeed justify) this photo? Let’s start with the handlebar moustache...

The moustache was for Movember, the campaign for men’s health that encourages men to grow moustaches during the month of November in order to raise awareness and collect sponsorship money for prostate cancer. So why was I still sporting this facial foliage in December?! Because the theme for my office Christmas party was the 1850s...

Much like in Blighty, the office Christmas party is a big event over here, fuelled by costume fun and open bar frenzy. Entering in to the spirit of Christmas, I not only kept my Dickensian moustache, but also rented a full period costume, complete with waistcoat, tailcoats and top hat. The party itself was  like a surreal, booze-fuelled BBC costume drama, with Victorian toffs and elegant ladies downing pints and doing shots. A great night, then.

The first thing I did on my return from the party was to shave off my moustache. Suffice to say that Julie was very happy about that.


FRANCAIS

Comment expliquer cette photo? Commençons d’abord avec cette moustache en guidon de vélo… 

La raison pour la belle baccante, c’est le « Movember ». Ce phénomène assez répandu dans les pays anglophones vise à sensibiliser la population  à des problèmes de la santé masculine et surtout au cancer de la prostate, en conviant les hommes à faire pousser leur moustache pendant tout le mois de novembre… 

L’idée est de recueillir des fonds en faisant commanditer sa moustache. Et pourquoi est-ce que j’ai gardé une moustache aussi… tape-à-l’œil jusqu’au mois de décembre ? Parce que l’agence KBS+P où je travaille faisait une fête de fin d’année dont le thème était les années 1850. Ce qui explique le costume.


La fête de Noël du travail est une occasion bien appréciée et surtout bien fêtée ici. Et le déguisement est souvent à l’ordre du jour (ça va également pour d’autres occasions comme Halloween, quand les infirmières à l’hôpital de Julie passent toute la journée déguisées en clown, sorcières et autres). Pour ma fête de fin d’année, j’ai loué tout un costume d’époque avec gilet, queue de pie et haut de forme. Comme beaucoup de monde était également en costume, l’effet sur place était impressionnant : on avait l’impression d’avoir été transporté dans les temps.

Rassurez-vous : tout est rentré en ordre maintenant, et la moustache est bel et bien partie. Julie est très contente.