Saturday, April 30, 2011

10 days in Cuba / 10 jours à Cuba


ENGLISH

It’s been a while since our last post, mainly because we were away in Cuba for ten days. And the southern sun sure made a welcome break from the northern rain of Montreal!

After a couple of days in Havana, we hired a car and headed west to the beautiful tobacco area of hilly Vinales (a highlight), before driving back south-east to Cienfuegos and Trinidad.

Apart from the shock of passing from thick winter coats to t-shirts and shorts in 30C sun, the trip was notable for the classic Cuban ingredients of rum (mojitos!), cigars (although we didn’t actually smoke), picture-perfect Caribbean beaches, crumbling Colonial buildings, classic old American cars, and fresh tropical fruit at every meal.

 
I was also fascinated by the billboards brandishing communist slogans on the roadsides and in town centres. Often illustrated by effigies of proud revolutionary heroes Fidel Castro and Che Guevera, these propaganda posters were like a blast from a bygone era or an Orwellian world, proclaiming the triumph of socialist idealism over imperialist self-interest with mottos like “Until victory, always”, “I live in a free country”, or “Imperialists: we are not afraid of you”.


Another intriguing aspect of Cuban life is the dual currency system. That’s right: confusingly, there are two different currencies. Throughout our stay, we mainly used “convertible pesos”, which are applied – at inflated prices – to most tourist activities. Only on occasions did we buy food using “national pesos” from street outlets frequented by locals, paying roughly 25 times less than in tourist establishments.

 
The onset of tourism seems to have made inequalities more obvious. Even though President Raul Castro is slowly liberalising the country, the majority of Cubans still depend on state rations, and few can afford to pay for a passport, a hotel or car rental. Most farmers are forced to work with an ox and plough since Soviet financing ended with the collapse of the USSR in 1990, and their agricultural harvest must be sold to the government at low prices.


The whole trip was a fascinating insight into a communist country that, according to locals we talked with, is in desperate need of modernization. It remains to be seen if the government’s recently-announced changes will have a lasting effect…

FRANCAIS

Ca fait un petit moment depuis notre dernier article, principalement parce que nous étions à Cuba pendant dix jours. Et le soleil du sud était le bienvenu après les mois d’hiver montréalais.


Après avoir passé deux jours à La Havane, nous avons loué une voiture pour partir vers l’ouest dans la belle région vallonnée de Vinales, haut lieu de production du tabac et un temps fort de notre voyage, avant de nous diriger vers le sud-est à Cienfuegos et Trinidad.


A part le choc de passer de nos gros manteaux d’hiver aux t-shirts et shorts de l’été, le voyage s’est caractérisé par des ingrédients typiquement cubaines : le rhum (les mojitos !), les cigares (on a regardé, pas fumé), les plages de rêve sur la mer des caraïbes, les vielles voitures américaines, et les fruits exotiques à chaque repas.

J’ai également été fasciné par les affiches de slogans communistes au bord de la route et dans les centres-villes. Souvent accompagnées par des illustrations de héros révolutionnaires Fidel Castro et Che Guevara, ces affiches propagandistes faisaient un drôle de rappel en arrière, vantant le triomphe de l’idéalisme socialiste sur l’égoïsme impérialiste avec des titres comme « Jusqu’à la victoire, toujours », « J’habite dans un pays libre », ou « Messieurs impérialistes : nous n’avons absolument pas peur de vous ».


Un autre aspect fascinant de la vie cubaine est le système de monnaies. Car, bizarrement, il existe deux monnaies. Pendant notre séjour, nous avons utilisé presque exclusivement les « pesos convertibles », qui s’appliquent – à des tarifs bien élevés – à la plupart des activités touristiques. Seulement quelques fois, nous avons acheté à manger avec des « pesos nationaux » auprès des vendeurs de la rue, payant à peu près 25 fois moins que dans les établissements de touristes.

 
L’arrivée du tourisme semble avoir mis en évidence les inégalités du pays. Même si le Président Raul Castro met doucement en route la libéralisation du pays, la majorité de cubains dépend toujours de rations gouvernementales, et seulement très peu peuvent se payer un passeport, un hôtel ou une location d’une voiture. La plupart des fermiers doivent travailler leurs champs avec une vache et une charrue depuis la fin des subventions URSS en 1990, et  ils sont obligés de vendre leur récole à l’état pour des petits prix.


Au long de ce voyage, nous avons eu un aperçu  fascinant d’un pays communiste qui, d’après les locaux avec qui nous avons parlé, a très besoin d’être modernisé. Il reste à voir si les changements récemment annoncés par le gouvernement auront l’effet voulu.

Saturday, March 26, 2011

Sugar shack VIPs / Sortie VIP à la cabane à sucre


ENGLISH

It’s maple syrup time! In March and April, sub-zero nights and above-zero days provide ideal conditions for collecting sap and making that most Canadian of sugary treats. It’s the time of year when Quebeckers head to rural sugar shacks (cabanes à sucre) for a traditional hearty maple syrup-drenched meal. And last weekend, so did we.

This year, we were travelling as VIP guests. I was visiting sugar shacks as a member of the press, following a commission by The Times (UK) to write an article about this seasonal happening. Of course, this meant the sugar shack owners were out to impress us – and we were consequently offered guided tours, freebie meals and accommodation – and several litres of maples syrup in the way of gifts (anyone we visit in the near future should know what to expect as a present!).

Despite eating way too much, it turned out to be a fascinating experience. At Sucrerie de la Montagne, we were greeted by owner Pierre Faucher (aka Santa Claus, for his obvious physical resemblance), who explained how he had taken over a small sugar shack in the late 70s and transformed it into one of the province’s most successful establishments. 


According to Faucher, sugar shacks in the 70s were alcohol-fuelled outings for all-male groups. By adding a touch of class and tradition, he managed to transform the perception of sugar shacks, offering families and friends a convivial, seasonal meal – and a celebration of Quebec’s heritage. The menu at Sucrerie de la Montagne is the same as other sugar shacks (pea soup, maple-drenched ham, beans and omelette, sugary pie and syrupy crepes), but the focus is very much on timeless tradition: the whole place is heated exclusively by wood stoves and open fires and decorated by 19th century furnishings; staff are dressed in period costumes and musicians play Quebec folk music; and, instead of the modern system of pipes and pumps, the maple sap is collected in buckets and recovered by hand. It could be kitsch, but somehow it works.


Our other stop was the upscale Gallant Inn, where we were booked into a luxury room with four-poster bed and our own fireplace. This time round, we were offered a gourmet Maple Menu at the restaurant – which began with a Maple and Apple Kir Royal and finished with maple syrup crème brûlée and ice wine, not to mention the salmon smoked over maple shavings and beef braised in maple beer.

And as if that wasn’t classy enough, we have an even more gourmet take on the sugar shack this week – with a maple-themed meal at La Cabane in Old Montreal. After that, I’ll have to actually write the article... and then figure in a double dose of sport to burn off all the excess calories!


FRANCAIS

C’est la saison du sirop d’érable ! Au mois de mars et d’avril, les nuits froides et les journées plus chaudes créent les conditions idéales pour la collecte de la sève et la fabrication du sirop. Pour les Québécois, c’est le moment du rendez-vous annuel incontournable dans une cabane à sucre pour un traditionnel repas noyé dans du sirop d’érable. Le weekend dernier, nous avons fait de même.

Cette année, nous étions des invités VIP. Je visitais les cabanes à sucre en tant que membre de la presse suivant un mandat de The Times (Angleterre) pour écrire un article sur cette tradition saisonnière québécoise. Du coup, les propriétaires voulaient nous impressionner, et ils nous ont offert des visites privées, des repas et du logement – et plusieurs litres de sirop d’érable (tout ce qui nous hébergent dans l’avenir doivent savoir quoi attendre comme cadeau !). 
 
Même si on a beaucoup trop mangé, l’expérience s’est avérée fascinante. A la Sucrerie de la Montage, nous avons été accueillis par le propriétaire Pierre Faucher (alias le Père Noël grâce à sa ressemblance frappante) , qui nous a expliqué comment il s’était emparé d’une petite cabane à sucre dans les années 70, et l’a transformée en un des établissements les plus populaires de la province. 

D’après Faucher, les cabanes des années 70 étaient le lieu de rencontre des jeunes qui souhaitaient boire un peu trop. En ajoutant un peu de classe et de tradition, il a réussi à faire changer la perception des cabanes, offrant ainsi un lieu convivial et saisonnier pour manger en famille et entre amis – et fêter les traditions québécoises.  Le menu à la Sucrerie de la Montagne est comme dans les autres cabanes (soupe aux pois, jambon à l’érable, fèves et omelette, tarte au sucre et crêpes à l’érable), mais le focus est d’abord la tradition : le lieu est entièrement chauffé au feu de bois et décoré par les meubles du 19ème siècle ; les serveurs sont habillés en costumes d’époque et des musiciens jouent de la musique folk québécoise ; et, au lieu du système moderne de tuyaux et pompes, l’eau d’érable est collectée dans des sceaux individuels attachés à chaque arbre et les gens vont tout ramasser à la main tous les jours. Ca pourrait être kitsch, mais pourtant ça marche.

L’autre destination du weekend était l’Auberge des Gallant, où on nous avait réservé une chambre de luxe avec un lit à baldaquin et notre propre cheminée. Cette fois-ci, nous étions invité à goûter le Menu Erable gourmet au restaurant: Kir Royal à la pomme et l’érable, saumon fumé aux copeaux d'érable, bœuf braisé à la bière d’érable, et pour finir une délicieuse crème brûlée à l’érable accompagnée de vin de glace.


Et comme si ça ne suffisait pas, il nous reste encore une expérience gourmet cette semaine: une visite à La Cabane, une cabane à sucre urbaine dans le Vieux Montréal. Après tout ça, il va falloir que je me mette à écrire l’article… et fasse une très longue sortie sportive pour brûler toutes ces calories !

Sunday, March 20, 2011

Post-winter landscape / Les dégâts de l'hiver


FRANCAIS

Ca sent la fin de l’hiver, car les températures positives sont maintenant la norme. De plus, il y a deux signes qui ne se trompent pas : les déchets cachés sous 4 mois de neige commencent à faire leur apparition sur les trottoirs et les gazons ; et les gros trous appelés « nids de poules » sèment la pagaille dans les rues de la ville.


Les nids de poules se forment pendant la période hivernale suite au gels et dégels successifs des routes. Et là, c’est le bordel pour les automobilistes. Et donc, après la grosse opération de déneigement, la ville s’occupe de boucher ces trous… mesure temporaire avant de mettre en route les grands travaux cet été !

Pour les déchets, c’est vraiment le fléau de la ville en cette période de fin d’hiver… on a l’impression que Montréal est la ville la plus sale et déguelasse du monde. En plus, le nettoyage des rues ne commence pas avant le 1 avril (car on est toujours en hiver, selon la ville)… donc on a encore 15 bons jours à vivre avec la ville transformée en gigantesque poubelle.


ENGLISH 

It’s been a long time coming, but the end of winter is finally just around the corner. Above-zero temperatures are now the norm – and there are two other tell-tale signs that we’re fast approaching spring: all the litter submerged under snow over the last 4 months is gradually being liberated onto the city’s pavements and lawns; and huge pot holes in the road know as “nids de poules” are wreaking havoc for motorists.


The “nids de poules” (“hen’s nests”) are the result of ice repeatedly freezing and melting on the roads during
winter. Come March, these craters leave Montreal motorists with an extremely bumpy ride. Which gives the council, after its month of snow-clearing, a new job: filling in these ubiquitous pot holes… before beginning full-blown roadworks in the summer!

 

As for the litter, it really is the main downer of the end-of-winter period. At this time of year, Montreal becomes a giant rubbish tip, its streets suddenly soiled with four months' worth of accumulated rubbish and abondonned objects. What’s more, street cleaning doesn’t begin until 1 April (because, according to the council, it’s still winter) – so we still have another fortnight to endure with our streets filled with crap.

Friday, March 18, 2011

Snow running / Courir dans la neige


ENGLISH

Anyone who’s tried to run – or even walk – in snow will know that it’s hard work. And when snow turns to ice, it’s not just hard work; it’s downright dangerous. Given that snow coats the ground for at least 4 months a year over here, it’s essential to be well-equipped if you want to carry on running outdoors in winter.

The simplest solution is pull-over crampons. These lightweight rubber/metal structures fit over regular running shoes, providing the necessary grip and traction to run on ice or packed snow. They come in a array of shapes and sizes, and are generally small enough to fit in your pocket meaning you can run in normal shoes on ice-free roads, and then don the crampons when you hit snowy parks or trails.


Crampons aren’t much use for running in fresh or thick snow. In this case, the best tool for the job is special running snowshoes. Smaller and lighter than regular snowshoes, these winter accessories also feature spring-loaded suspension to provide deeper penetration for the toe crampon and a more natural running position.


I actually entered my first-ever snowshoe running race, at Morin Heights, a couple of weeks ago – which was a blast. In fact, I was running clear in second place overall with less than a kilometre of the 5.5km race to go… when I took a wrong turn. The event was only in its second year, and it seems the organisers hadn’t quite mastered route signing, as I eventually found myself in a car park on the other side of the ski resort from the finish… and, as I stopped to try and figure out what had happened, I was gradually joined by runner after runner – who had also taken the wrong route! 

Eventually, about half the field was assembled in this random car park, trying to understand where we’d gone wrong…  We finally gave up and decided to get a bus back to the finish line! But when the bus didn’t turn up, we were forced to walk back, eventually finding the finish line some 50 minutes later… and yet, I still managed to win my age category! (This was mainly because everyone else in my age category had also got lost!) A kind of frustrating experience, but I’d like to try it again next year… although, I’ll probably pick a better-organised race...


FRENCH

Si vous avez déjà essayé de courir – voire de marcher – sur la neige, vous savez que c’est du travail ! Et quand la neige se transforme en glace, ce n’est pas simplement du travail ; c’est dangereux. Etant donné qu’il y a de la neige par terre pendant 4 mois ici, il vaut mieux être bien équipé si on veut courir à l’extérieur en hiver.

La solution la plus simple, c’est les crampons ou "chaînes" amovibles. Ces structures en gomme/métal se fixent autour d’une chaussure de course normale, permettant l’accroche et la traction nécessaire pour pouvoir courir sur la glace ou la neige tassée. Ces outils existent dans une très grande variété de formes et de tailles. Avantage de plus, les crampons sont suffisamment compacts pour les mettre dans sa poche, permettant de courir en chaussures normales sur les rues déneigées, et de mettre les crampons en arrivant sur les chemins enneigés.


Mais les crampons ne servent pas à grande chose dans la neige fraîche ou profonde. Dans ce cas-là, il vaut mieux chausser des raquettes spéciales courses. Plus petites et légères que les raquettes habituelles, elles se caractérisent par une suspension à rebours, fournissant une pénétration plus profonde du crampon à l’orteil et une position plus naturelle pour la course.


J’ai récemment fait ma première course de raquette, sur un parcours de 5,5km à Morin Heights – et c’était vraiment le fun ! J’étais même facilement en 2ème position à moins d’un kilomètre de l’arrivée… quand je me suis trompé de chemin. L’événement ne fêtait que sa deuxième année, et probablement que les organisateurs ne maîtrisent pas encore la technique du balisage, car je me suis retrouvé dans un parking du mauvais côté de la station par rapport à l’arrivée… et, en m’arrêtant pour comprendre ce qui s’était passé, je me suis fait rejoindre par des coureurs, qui, l'un après l'autre s’était également trompé de chemin !

Au final, près de la moitié des concurrents se sont retrouvés dans ce parking désert, à essayer de comprendre la situation… Nous avons finalement renoncé à la course et décidé de prendre le bus jusqu’à l’arrivée ! Mais, le bus n’arrivant pas, nous avons fait demi-tour pour trouver le chemin jusqu’à l’arrivée… quelques 50 minutes plus tard. Le plus étonnant est que j’ai quand même gagné ma catégorie d’âge ! L’explication, c’est que tous les autres de mon âge se sont trompés aussi. Bref, c’était une expérience un peu frustrante, mais à réessayer l’hiver prochain… sûrement en choisissant une autre course !