Sunday, June 6, 2010

Backwater America / Le trou du cul des Etats-Unis

ENGLISH

Here are a few photos from our weekend in Vermont’s Northeast Kingdom, a region our B&B host described as “the backwater of Vermont”. And let’s face it, Vermont is already a backwater of the U.S.A. There’s not a whole lot to visit here, but there is some stunning scenery. We had an idyllic evening barbeque on the shores of Lake Seymour, and the next day we hiked up Mount Pisgah for some great views onto the fjords of Lake Willoughby. The other photos show an open day at the rural Bread & Puppet Theatre. Formed in the early 60s, the theatre was active in protesting against the Vietnam War, and it still occasionally puts on shows using its trademark papier-mâché puppets. Many of the organizers and spectators at the event looked like they’d never left the 70s.

FRANÇAIS

Voici quelques photos de notre weekend dans le Northeast Kingdom de Vermont, une région décrite par le propriétaire de notre chambre d’hôte comme le « trou du cul » du Vermont. Et il faut dire que le Vermont est déjà le trou du cul des Etats-Unis ! Il n’y a pas grand chose à visiter ici, mais des beaux paysages, il y en a. Nous avons fait un barbecue le soir devant le lac Seymour, et le lendemain, c’était direction Mount Pisgah pour une randonnée jusqu’en haut, d’où nous avions des très jolies vues sur les fjords du Lac Willoughby. Les autres photos ont été prises lors d’une journée porte ouverte au Bread & Puppet Theatre. Etabli au début des années 60, le théâtre a participé aux protestations contre la guerre de Vietnam, et il organise toujours d’occasionnels spectacles avec ses fameuses marionnettes géantes en papier-mâché. D’ailleurs, une grande partie des organisateurs et des spectateurs avaient l’air de n’avoir jamais quitté les années 70…

Wednesday, June 2, 2010

Xtrail Sutton


ENGLISH

For my second running race in Canada, I’d picked a tough one: an 11.6km off-road circuit up and down Mount Sutton, east of Montreal. We’d hiked here in the snow a month ago, so I vaguely knew what to expect. Or so I thought.

It turns out this kind of fell running is a gut-wrenching, energy-zapping affair that drains you both physically and mentally. In other words, it’s a lot of fun!

A gentle downhill start on a wide gravel road allowed us to jostle for position before the real business started – with a 4km climb up some extremely steep hiking trails. Despite myself, I was reduced to power walking on numerous portions – but then, so was everyone else. I’ve always been better at going up than down, and so it proved again here. However, overtaking anyone on these narrow trails required a major investment in energy that left me gasping for air. The trick seemed to be to recover a little (as much as you can when you’re at 95% of your maximum heart rate!) in a competitor’s footsteps before finding a strategic moment to grovel past (while also mustering the energy to say a friendly word). Phew.

By the top, I was drained. Actually, top is not really the word, because just as you thought you’d finished with the uphill, more climbing appeared around the corner. According to my Garmin GPS watch, the course totalled some 656 metres of altitude gain.

As for the descents, they were often extremely technical –with tree roots and rocks scattered around like booby traps on an obstacle course. Correctly positioning your feet required extreme mental concentration, which proved tricky after such an energy-zapping climb - and I was frequently passed by runners descending at crazy speeds. At least one guy was left with a severely sprained ankle.

By the end, I’d recovered some of my composure, and even a killer climb in the last kilometre wasn’t going to break my rhythm. I finished the race, exhausted by exhilarated, in 1 hour 24 mins. My slowest “10km” race ever, but on this course, it was good enough for 19th place of the 205 finishers.

All in all, it was a great experience – even if I now have pains in places I didn’t know I had muscles! Post-race, there was a barbeque and a 1km kids’ run – making for a truly family atmosphere. Julie took photos, and afterwards we headed for a weekend in Vermont’s Northeast Kingdom. More on that later…


FRANÇAIS

Pour ma deuxième course pédestre au Canada, je n’avais pas choisi la facilité: un trail de 11,6km de montée et descente au Mont Sutton. Nous y avions fait de la rando dans la neige il y a un mois, donc je savais plus ou moins à quoi m’attendre. C’est du moins ce que je pensais.

Il s’avère que ce genre de trail donne mal partout et te fait travailler jusqu’à l’épuisement physique aussi bien que mental. Bref, c’est vraiment un plaisir !

L’événement a démarré avec une petite descente gentille sur du goudron, facilitant le positionnement des coureurs avant le vrai démarrage – une montée de 4km sur de sentiers de rando extrêmement pentus ! Malgré moi, j’étais réduit à la marche (sportive) plusieurs fois – mais, bon, c’était pareil pour tout le monde. J’ai toujours mieux monté que descendu en course, et là, c’était de nouveau vrai. Par contre, doubler sur des pistes de forêt très étroite nécessitait un investissement énergétique énorme qui me laissait à bout de souffle. L’astuce semblait être de bien récupérer dans la foulée d’un concurrent (ce qui n’est pas donné quand on est à 95% de son rythme cardiaque maximal !) avant de trouver un endroit stratégique pour le passer (tout en essayant de dire un petit mot sympa). Ouf !

Au sommet, j’étais épuisé. En plus, ce n’était pas vraiment un sommet, car, à chaque fois je pensais avoir fini de grimper, une nouvelle montée se présentait au bout du prochain coin. Selon ma montre GPS Garmin, le parcours comprenait un dénivelé positif de 656 mètres.

Les descentes, quand à elles, étaient souvent très techniques – avec des racines et des rochers éparpillés partout comme des pièges sur un parcours d’obstacles. Bien positionner les pieds nécessitait une concentration mentale énorme, ce qui n’était pas donné après avoir dépensé tellement de forces dans la montée. J’ai été doublé à plusieurs reprises par les coureurs descendant à des vitesses folles. Au moins un concurrent a vu sa course terminer avec une bonne entorse de la cheville.

Vers la fin, j’avais recupéré pas mal mon aplomb, et même une sacrée montée dans le dernier kilomètre n’a pas pu couper mon rythme. J’ai fini la course épuisé mais euphorique en 1 heure et 24 minutes. C’était le « 10km » le plus lente de ma vie, mais, sur ce parcours, il me valait la 19ème place sur les 205 finisseurs.

C’est une expérience très sympathique – même si j’ai maintenant de courbatures dans les endroits ou je ne pensais même pas avoir de muscles ! Après la course, nous avons assisté au barbecue et à la course de 1km des enfants – un événement très familial. Julie a pris des photos, et après, nous sommes partis pour un weekend dans le Northeast Kingdom du Vermont. Un petit article est à venir…

Thursday, May 27, 2010

Tulips in Ottawa / Tulipes à Ottawa

ENGLISH

With Julie working last weekend, I headed to the Canadian capital, Ottawa, for the Canadian Tulip Festival. Founded almost 60 years ago, this is the world’s biggest tulip festival – with some three million flowers planted for the occasion. Unfortunately, they’d all died… so we didn’t actually get to see any. A few flowerbeds were lined with parched flower stalks, but that was about the extent of it. It seems the millions of tulips offered by the Netherlands had been prematurely killed off by the unusually hot weather (it’s well above 30C/90F right now). Still, despite the complete tuliplessness of it all, the festival went on. Vendors served up beer and maple-themed food aplenty – and performers from all over the world danced and sang.

The tulip festival is a celebration of Dutch-Canadian friendship. During the Second World War, the Dutch royal family sought refuge in Ottawa, and Princess Margriet was born in the Canadian capital in 1943. Canadian soldiers also played their part in liberating Holland from the Nazis. Ever since, the Dutch have sent boat-loads of tulips over the Atlantic every spring. The flowers are supposed to symbolize peace and friendship between Canada, Holland, and all other nations. Shame all the tulips were dead, really…

Anyway, it was my first time in Ottawa – a peaceful town just over the border from Quebec in English-speaking Ontario. The Houses of Parliament dominate the cityscape, and it’s surely no coincidence that the central clock tower brings to mind Big Ben. I still find it odd that Queen Elizabeth II is on all the banknotes here, and there’s even a statue of her riding a horse in front of the Parliament (complete with Japanese tourists posing for photos). Needless to say, the Queen’s omnipresence is not always to the taste of Canada’s French speakers…

FRANCAIS


Julie étant de garde le weekend dernier, je suis parti avec des amis à la capitale canadienne, Ottawa, pour gouter au Festival Canadien des Tulipes. Fondé il y a presque 60 ans, c’est le plus grand festival de tulipes dans le monde – avec trois millions de tulipes implantées pour l’occasion. Malheureusement, elles avaient toutes crevé… Quelques parterres contenaient toujours des masses de tiges desséchés, mais c’est tout ce qui restait. Il semble que les millions de tulipes offertes par les Pays-Bas aient été prématurément tuées par ce temps inhabituellement chaud (il fait bien plus que 30C actuellement). Malgré ce manque absolu de tulipes, le festival a continué son chemin : rien ne pouvait arrêter la consommation massive de bière et de casse-croûtes à thème d’érable – ni la musique et la danse internationale sur les scènes.

Le Festival des Tulipes fête l’amitié Hollando-Canadienne. Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille royale hollandaise est venue se réfugier à Ottawa, et la princesse Margriet y est même née en 1943. Des soldats canadiens ont également eu un rôle dans la libération des Pays-Bas à la fin de la guerre. Depuis, les néerlandais envoient des cargaisons de tulipes à travers l’Atlantique chaque printemps. Les fleurs sont devenues le symbole de la paix et l’amitié entre le Canada, les Pays-Bas, et toutes les autres nations. Dommage, alors, qu’elles étaient toutes mortes…

C’était quand même ma première fois à Ottawa – une ville paisible de l’autre côté de la frontière québécoise dans la région anglophone d’Ontario. Le Parlement domine le paysage urbain, et ce n’est sûrement pas une coïncidence si la tour-horloge rappelle fortement Big Ben à Londres. Je trouve ça toujours bizarre que la reine anglaise Elizabeth II apparaisse sur tous les billets ici ; il y a même un monument devant le Parlement qui la montre à cheval (entouré de touristes japonais qui se prennent en photo). Forcément, cette omniprésence de la reine n’est pas toujours au goût des francophones du Canada…

Saturday, May 22, 2010

3 months later / 3 mois plus tard

FRANCAIS

Comment la vie peut se transformer en trois mois ! Nous sommes arrivés au mois de février dans un pays froid, enneigé et peuplé de gens parlant un français incompréhensible. Et maintenant, il fait beau, chaud, et nous parlons couramment le québécois : présentement, c’est vraiment le fun ici !

Le hockey, ce n’est plus un jeu de mecs super rembourrés qui chassent une petite tache invisible sur la glace ; c’est désormais une bonne soirée bien arrosée au pub. Et une pharmacie n’est pas seulement là où tu vas quand tu es malade ; c’est aussi là où tu vas pour envoyer des lettres ou pour racheter des bouteilles de 5 litres de coca.

Le changement le plus marqué a été au niveau de la météo – et, par conséquence, au niveau de la nature. Je n’ai jamais habité dans une ville qui vivait autant en noir et blanc (en hiver), et devenue maintenant si verdoyante. Cette série de photos, prises aux mêmes endroits à trois mois d’écart, montrent à quel point les saisons peuvent transformer le paysage urbain…

ENGLISH

What a difference 3 months makes! We arrived in February to snow, cold and people speaking incomprehensible French and English. Now, it’s hot and sunny, and we don’t just understand the locals; we’ve learned to liberally sprinkle ‘eh’s into our English, and speak the kind of French that would leave Parisians turning their noses up (even further).

Ice hockey is no longer a game for over-padded men chasing an invisible speck on the ice; it’s now a chance to get the beers in down the pub. And the pharmacy isn’t just where you go when you're ill; it’s where you go to post letters and stock up on 5-litre bottles of Coke.

The most marked change, though, has been in the weather – with a knock-on effect for the environment. I’ve never lived in a city that was so black and white (in the winter), and now so very green. These sets of pics, taken in the same places at 3 month intervals, show what a difference the seasons can make.








Monday, May 10, 2010

The Eastern Townships / Les Cantons de l’Est


ENGLISH

With Julie’s parents visiting, we decided to head out for a long weekend in the countryside. Initially, we’d planned some hardcore hiking. But it turns out that most of Quebec’s regional parks are not open until mid-May – at least partly because bears come out of hibernation in the spring, and they’re pretty darn hungry right now. Not wanting to end up as bear fodder, we opted for a mix of culture, walking and gastronomy in the Eastern Townships – the region some 100kms east of Montreal.

This is North America at its most historic. Guidebooks rave about the olde-worldy charm and authentic New World architecture of the villages and towns in the area. But, frankly, they’ve got nothing on the south of France, England, or any other country with more than 200 years of history. A 100-year old wooden shack (even if it IS painted a pretty blue) is hardly a 13th-century Cathar castle or a rural Georgian mansion. I’m not saying the Eastern Townships are charmless; just that there’s no need to spend excessive time exploring the endless red-brick townhouses and brightly-coloured wood-panelled homes.


The area boasts many other (more worthy) attractions, not least the genuine hospitality of its inhabitants. More than once, we fell behind our sightseeing schedule after becoming involved in a warm conversation with a local shopkeeper, restaurant owner, or genial passing stranger. And then there’s the region’s wine. Yes, even in glacial Quebec, they produce wine. Mainly white wine, as conditions are not ideal for red (we tasted some, and, despite the fact I’ll drink almost anything, even I noticed the watery tastelessness). The speciality of the region, however, is ice wine, an extremely sweet and rich wine that is served as an aperitif and to accompany foie gras or desserts. Grapes are harvested in the winter when the mercury shows between -8 and -12C. At this temperature, the concentrated grape juice can be extracted in liquid form, while the water content of the grape remains trapped inside the skin as ice crystals. Most intriguingly, the vines that don’t produce ice wine are trimmed and completely covered with soil in the autumn. This protects them from the winter cold, before they are uncovered in the spring.

The other highlight of the trip was a hike up Mount Sutton, a local ski station. OK, at 967m tall, it’s not the Alps, but it was covered in snow, which made for hard going on the steeper top slopes. Going down was fun, even if we occasionally slid out of control. I have a fell running race up and down the same mountain at the end of the month. Here’s hoping the snow has melted by then. From the top, we had a great view onto the region’s forests, hills and numerous lakes (including Memphremagog, supposedly home to a Nessie-like monster). And, fortunately, we didn’t meet any hungry bears…


FRANÇAIS

Avec la visite des parents de Julie, nous avons décidé de de partir en long weekend à la campagne. Initialement, le plan était de faire de la rando sportive dans les montagnes. Mais il semble que la plupart des parcs régionaux de Québec est fermée jusqu’à la mi-mai, en partie parce que les ours se réveillent au printemps, et ils ont super faim. Ne voulant pas finir en casse croute d’ours, nous avons donc finalement choisi de poursuivre avec un programme de culture, promenade, et gastronomie dans les Cantons de l’Est – la région à une centaine de kilomètres de l’est de Montréal.

Il s’agit de l’Amérique du Nord à son plus historique. Les guides de voyage s’enflamment pour les villages de cette région à cause de leur charme d’autrefois et leur architecture authentique du Nouveau Monde. Mais, franchement, ça n’a rien à voir avec le sud de la France, ni de l’Angleterre... ou n’importe quel pays avec plus de 200 ans d’histoire. Une cabane en bois d’une centaine d’années (même si sa façade est joliment peinte en bleu) n’est guère un château cathare du 13ème siècle ni un hôtel particulier royal à la campagne anglaise. Ce n’est pas dire que les Cantons de l’Est sont sans charme : juste que l’on n’a pas besoin d'y passer plus d'un week end à explorer les maisons en brique rouge et en bois.


La région héberge d’autres points d’intérêts bien plus méritants, dont l’hospitalité authentique de ses habitants. Plusieurs fois, notre circuit a pris du retard après des rencontres extrêmement sympathiques avec des commerçants, des propriétaires de restau ou simplement des passants. Puis, il y a la route des vins. Et oui, même dans le froid du Grand Nord (comme dit Patrick), on fait du vin. Plutôt du blanc, car les conditions ne sont quand même pas très favorables pour le vin rouge (nous en avons dégouté et même moi qui boirais n’importe quoi ai pu faire le constat que c’était vraiment pas très bon). La grande spécialité de la région, c’est le vin de glace, un vin doux et très sucré servi en apéritif et pour accompagner le foie gras ou le dessert. Les vendanges se font en hiver quand il fait entre -8 et -12C. A une telle température, le jus concentré des raisins peut être extrait pendant que l’eau reste à l’intérieur de la peau en forme de cristaux glacées. Autre fait qui sort de l’ordinaire dans ces vignobles : les vignes qui ne produisent pas le vin de glace sont taillées et couvertes de terre chaque automne afin de les protéger du froid hivernal. Au printemps, la terre est enlevée, et les raisins poussent normalement.

Autre moment fort de notre voyage, c’était la randonnée au sommet du Mont Sutton, une station de ski vers la frontière américaine. D’accord, à 967 mètres d’altitude, c’est loin d’être le Mont Blanc, mais ses pentes enneigées nous ont fait bien travailler, surtout en haut, là où c’était très pentu. On s’est amusés à glisser en descendant, même si on contrôlait pas toujours notre vitesse ! J’ai une course de trail qui monte et descend le montage à la fin du mois, donc espérons que la neige aura fondu d’ici là. Du sommet, nous avions une vue spectaculaire sur la région, ses bosses, ses forêts et ses nombreux lacs (dont le lac Memphrémagog, censé héberger une créature du style Loch Ness). Et, fort heureusement, nous n’avons croisé aucun ours affamé…


Café artisanal / Artistic coffee


Near metro Mont-Royal, the Caffè ArtJava is known for its coffee. And not just for the high quality of its ground beans. Here, coffee comes with an artistically swirled cream topping. Check out the photos to see the different patterns. It almost seems a shame to drink it…

Près du métro Mont-Royal, le Caffè ArtJava est connu pour son café. Et pas que pour la qualité de ses grains. Ici, le café arrive avec un nappage de crème sculpté à la main. Les dessins sont variés et soignés, comme en témoignent ces photos. C’est presque dommage de boire cette oeuvre d'art…